MUSIC

« The Rising Sun », our first album

L’album au scanner

You’d Better Run • Un morceau anti-FN, qui parle d’un garçon qui regarde la télévision et qui découvre MLP. « L’inspiration remonte à 2014, à la vision des propos de cette dernière, je ressentais le besoin d’écrire à ce sujet » (Ylias). Le rythme lourd du morceaux peut signifier un certain ras-le-bol, et le passage oriental, lui, une sorte de provocation…

Strange Feeling • Il y est question d’un amour inatteignable, allégorique, dans lequel toute personne peut se retrouver. Il y a un changement de discours très clair entre la première partie -une sorte de rêve, un amour «parfait »-, et la seconde, plus réaliste, terre-à-terre. C’est un étrange sentiment, c’est l’inconnue.

Don’t Think You’re A Queen • Une des toutes premières compositions d’Ylias : « J’étais en couple avec une fille, ça ne collait pas, nous nous sommes pas séparés en super termes. Elle est revenue comme une fleur en croyant que je ferais de même. Ce n’était pas le cas. » Voilà.

Mystic • Une rencontre d’une nuit dans le Sud de la France, une parenthèse mystique dans un été épique du côté des Saintes-Marie de la Mer…

They’ll Change • Un cri de colère contre les inégalités, l’injustice et le pouvoir unilatéral, un appel au « réveil collectif » : nous naissons égaux, pourquoi se diviser ?

Brainmarks • Dans notre société, il est constamment demandé d’avoir des diplômes pour évaluer nos capacités dans des domaines qui ne nous correspondent pas nécessairement, afin d’accéder à un certain statut permettant de vivre sereinement. Si un homme ne possède pas de diplôme dans un domaine où il excelle, son existence est précaire à cause de ce système de jugement … c’est ce que critique ce morceau.

Sweet Fathers Blues • Un slow blues traditionnel, genre Buddy Guy, comme à Chicago, mais pour parler d’un sujet peu commun dans ce style, les parents. C’est un remerciement pour tout ce qu’ils font constamment pour nous et que nous ne voyons pas. La façon dont on se comporte est dictée en grande partie par notre éducation et le milieu dans lequel on s’épanouit…

Olya • Une critique du fonctionnement de trop d’hommes vis-à-vis des femmes, une gentille leçon de respect, une ode à la Femme.

Loly (instrumental) • La toute toute première création du groupe : logique de la placer à la fin de l’album, non ? Un morceau instrumental à visée purement esthétique, mais qui a acquis du sens avec le temps. « Dans un premier temps, le morceau était assez rapide, mais comme mon meilleur ami Lorenzo – dit « Loly » – n’arrêtait pas de me demander de le lui jouer, je me suis dis qu’il serait peut-être drôle de calibrer le tempo sur le rythme (très lent) des déplacements de mon pote… » L’ambiance est nettement marquée par le Jazz, mais avec une approche Blues, un peu comme Stevie Ray Vaughan le fait dans « Lenny » (en toute modestie). C’est un morceau fort, mais calme, une force tranquille, une ouverture vers un autre univers, annoncé par les dernières notes de saxophone, une envolée gracieuse en guise de conclusion, des points de suspension plutôt qu’un point final…